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Emploi : Ces entreprises qui recrutent  
actuel n°161, jeudi 27 septembre 2012
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Dans une conjoncture difficile marquĂ©e par une croissance au ralenti, des secteurs continuent de recruter. Tour d’horizon des niches Ă  investir.


Les chiffres du chĂŽmage, communiquĂ©s par la Banque mondiale en septembre, donnent froid dans le dos. Il frappe 30% de la population en Ăąge de travailler (15-29 ans). Et la tendance ne cesse de s’aggraver. « De plus, ce chiffre masque un problĂšme encore plus profond puisqu’un nombre important de ces jeunes a dĂ©sertĂ© le marchĂ© du travail par fatalisme et n’est plus en recherche active d’emploi », s’alarme Inger Andersen, vice-prĂ©sidente de la Banque mondiale (BM) pour la rĂ©gion Mena, lors de sa visite dans le Royaume. Si rien n’est fait, cette tendance pourrait s’accentuer avec le ralentissement de la croissance, attendu en 2012 et en 2013. Les Ă©conomistes de la BM tablent sur 3% d’ici la fin de l’annĂ©e. Moins alarmiste, le haut-commissariat au Plan (HCP) annonce une baisse de 66 000 demandeurs d’emplois. En effet, Ă  fin juin, le taux de chĂŽmage aurait connu un recul de 6,5% pour s’établir Ă  un peu plus de 8% (contre 8,7% en juin 2011). Cette performance est attribuĂ©e Ă  trois secteurs crĂ©ateurs d’emplois, Ă  savoir les services, le BTP et l’agriculture – forĂȘts et pĂȘche. Mais elle cache toutefois une rĂ©alitĂ© inquiĂ©tante : quatre chĂŽmeurs sur cinq sont des citadins et 25% de ces chĂŽmeurs sont des diplĂŽmĂ©s de l’enseignement supĂ©rieur. Cette explosion du chĂŽmage en ville s’explique en partie (25,6% des cas) par la fermeture d’entreprises et le licenciement des salariĂ©s. S’ensuit une aggravation de la prĂ©caritĂ© puisque plus d’un million d’individus, soit 10% des jeunes actifs, sont sous-employĂ©s (emplois prĂ©caires ou instables).

Alors que la tendance ne cesse de s’aggraver, le gouvernement Benkirane n’a toujours pas mis en place un plan d’attaque contre ce flĂ©au, neuf mois aprĂšs son arrivĂ©e aux affaires. Pourtant, le PJD avait fait de la lutte contre le chĂŽmage son cheval de bataille durant la campagne Ă©lectorale.

MalgrĂ© les incertitudes qui planent sur l’environnement des affaires, des entreprises continuent de recruter, exprimant des besoins prĂ©cis pour les mois Ă  venir. D’aprĂšs le tĂ©moignage de divers cabinets de recrutement, l’essentiel des offres d’emplois, en cette rentrĂ©e, Ă©mane de secteurs aussi variĂ©s que l’industrie, avec en tĂȘte le BTP, et les services comme le conseil ou l’offshoring. Quant aux profils les plus prisĂ©s par les entreprises, ils requiĂšrent une formation pointue. Exemples : conseil juridique, organisation et fiscalitĂ©, logistique, direction de projets pour le BTP et les infrastructures.

Normal, si l’on tient compte de la panoplie d’ouvrages lancĂ©s dans les quatre coins du Royaume, et en particulier dans les rĂ©gions Nord et Oriental. « Hormis, les travaux d’infrastructures, routes, autoroutes, ports et aĂ©roports, la demande Ă©mane aussi des Ă©quipementiers rĂ©cemment implantĂ©s dans le sillage de Renault-Tanger », prĂ©cise Souad Zandi, Manpower Cadres. Point de vue partagĂ© par Assia Aiouch, du cabinet Optimum Conseil, qui, en tant que conseillĂšre de Renault-Tanger, confirme une forte tension sur des profils particuliers dans ce secteur. Egalement bien orientĂ©, le secteur aĂ©ronautique, qui voit l’arrivĂ©e rĂ©cente du leader canadien Bombardier.

Sans surprise, la demande de directeurs en charge de l’export vers l’Afrique anglophone est en nette croissance, vu les ambitions affichĂ©es notamment par les banques, les entreprises de services et les infrastructures. De maniĂšre gĂ©nĂ©rale, la tendance est Ă  l’internationalisation des expertises. « Que ce soient les financiers, les fiscalistes ou les directeurs Ă  l’export et mĂȘme les juristes, les offres d’emploi insistent sur la maĂźtrise des normes et rĂ©glementation internationales », indique Ali Serhani, du Cabinet Gesper Services. Qui dit internationalisation des connaissances, dit maĂźtrise de l’anglais comme pour les juristes seniors qui doivent ĂȘtre au fait des contrats internationaux rĂ©digĂ©s dans la langue de Shakespeare.

Autre tendance du marchĂ© de l’emploi, le besoin urgent pour les employeurs d’assurer la relĂšve par de jeunes profils jouissant de suffisamment d’expĂ©rience pour encadrer des Ă©quipes (middle management). De nouveaux rĂ©flexes commencent Ă  s’installer au sein des entreprises les plus structurĂ©es. Au lieu de recruter dans l’urgence, et au prix fort, des candidats expĂ©rimentĂ©s Ă  des postes de responsabilitĂ©, elles optent pour la crĂ©ation de pĂ©piniĂšres de cadres juniors polyvalents qui seront encadrĂ©s par les plus anciens avant de passer le relais. Ce qui explique l’attitude prudente des entreprises en matiĂšre de salaires. « MalgrĂ© les tensions sur certains profils, la surenchĂšre salariale n’est plus Ă  l’ordre du jour car les employeurs refusent d’alimenter la spirale inflationniste », analyse Assia Aiouch. Fini les annĂ©es fastes oĂč les salaires avaient atteint des niveaux mirobolants comme par exemple dans le BTP avec l’arrivĂ©e en masse de groupes du Moyen-Orient (Sama DubaĂŻ, Emaar, 
) qui dĂ©bauchaient Ă  tour de bras. « Leur dĂ©part brutal et rapide, au bout de deux ans pour certains, a permis de rĂ©guler le marchĂ© et les salaires », rappelle Souad Zandi, consultante de Manpower Professional. Cependant, quelques niches porteuses dans l’industrie du BTP, la logistique ou encore l’environnement et le green business par exemple, font figure d’exception et attirent des profils particuliĂšrement pointus.

Khadija El Hassani & Mouna Kably

Les postes les mieux payés

 

Crise ou pas crise, les managers et hauts cadres dirigeants figurent parmi les mieux rĂ©munĂ©rĂ©s. Leurs salaires affichent une nette tendance Ă  la hausse, selon les tĂ©moignages de consultants RH. TrĂšs prisĂ©s mais assez rares, ces profils Ă  haut potentiel profitent, en plus de leur salaire, de nombreux avantages (primes, voiture de fonction
). C’est le cas pour un directeur des achats qui toucherait, au bout de dix ans d’expĂ©rience, plus de 40 000 dirhams par mois auxquels s’ajoutent des primes sur rĂ©sultats. Pour le DG d’une PME, le salaire peut aller jusqu’à 50 000 dirhams sans compter le bonus annuel et d’autres avantages liĂ©s Ă  sa fonction. MĂȘme niveau de salaire attribuĂ© Ă  un juriste anglophone, laurĂ©at d’une grande universitĂ© Ă©trangĂšre, au-delĂ  de cinq annĂ©es d’expĂ©rience.


Les langues Ă©trangĂšres Ă  tout prix

 

Vous ĂȘtes juriste, informaticien ou financier avec un minimum de deux ans d’expĂ©rience, votre candidature pourrait intĂ©resser la Masen (Moroccan Agency For Solar Energy). En charge du pilotage du programme solaire, l’Agence constitue en ce moment ses Ă©quipes en recherchant diffĂ©rents profils. Autre proposition, Casa Tramway qui offre un poste d’adjoint au directeur, service prĂ©vention, sĂ©curitĂ© et contrĂŽle. Le profil recherchĂ© est bac+4 ou bac+5 avec une solide expĂ©rience dans la sĂ»retĂ© et la sĂ©curitĂ©.  Un petit aperçu des offres d’emplois sur les sites de recrutement online rĂ©vĂšle des besoins en profils aussi variĂ©s que pointus. Une constante revient Ă  chaque fois, la maĂźtrise des langues Ă©trangĂšres. Elle devient l’une des conditions incontournables pour dĂ©crocher un poste de responsabilitĂ©.

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